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Lapis Lazuli's Land

Tiens, c'est drôle...

le 28/09/2011 à 02h13

Dire qu'il y a un an presque jour pour jour, je revenais sur ce blog. Etrange coïncidence. En plus j'ai quelque chose à dire, merveilleux non ? Allez, replongeons-nous dans le passé...


 



La névrose. Terrible et insidieuse. Sournoise et omniprésente. C’est hallucinant, comme les films reprennent en cœur le même cliché, quand il se veut un minimum honnête et proche de la réalité, loin des contes de fées et autres comédies romantiques, où héros et héroïne finissent invariablement ensemble, comme une évidence, sans que le tabou de l’attirance pour une autre personne ne soit évoqué. Non, dans ce genre de film à l’eau de rose, on ne peut aimer qu’une seule personne, on ne peut désirer qu’une seule personne. Ceux qui doivent finir ensemble dès le début du film finiront ensemble. Ceux qui se rencontrent au début du film ont le coup de foudre l’un pour l’autre et finissent ensemble, malgré les péripéties. Parce que ça ne peut pas être autrement, parce que sinon ce serait bousculer le public, à qui l’on rabâche que le bonheur, c’est se marier, avoir des gosses, acheter une maison, suer au travail pour payer les études de ses rejetons, être à la retraite, garder ses petits-enfants, entretenir un petit jardin, faire les voyages qu’on n’a pas eu le temps de faire plus jeune, et mourir dans son sommeil.


Mais il y a des films qui se veulent audacieux, sortant de l’ordinaire. Dans la surenchère de tromperies et d’échangisme, où l’amour ne rime à rien et où il n’y a que le sexe qui compte, on a Closer. C’est fatigant. Parce qu’on veut nous faire comprendre que quoi qu’il arrive, tout le monde trompe tout le monde, tout le monde se ment, et qu’il n’y a pas d’autre issue que le drame à toute relation. Et il y a d’autres films qui se veulent plus édulcorés, plus proches de nous. Last Night en fait partie. Couple marié, apparemment uni et amoureux, pas encore dans le train train quotidien mais qui commence à défaillir un peu. Une soirée, où la fille se rend compte que son mari n’a pas dit un mot au sujet de sa pas si nouvelle collègue, belle, brillante, dont il connaît beaucoup de choses, avec qui une complicité crève les yeux. Et un contact fugace par ci, et un regard appuyé par là… Forcément, elle névrose, et il faut dire que je la comprends parfaitement. En fait, je me suis complètement reconnue là dedans. Le doute, constant chez cet écrivain qui se la joue journaliste freelance parce qu’elle n’arrive pas à boucler de roman, trop emportée par une spirale de « je fais des choix mais je doute de mes choix donc je finis par laisser tomber », c’est hallucinant comme je m’en suis sentie proche. Invariablement, on fait le parallèle, on se dit « et moi », on imagine que ce qui va lui arriver va nous arriver aussi, et on est en totale solidarité avec elle. La collègue représente le mal, le démon. Alors elle montre qu’elle a besoin d’être rassurée au retour de cette soirée, avec un ton sur la défensive, les mots accusateurs, les questions qui s’enchaînent afin de trouver la faille chez l’homme, afin de lui faire dire ce qu’elle redoutait. Oui, sa collègue lui plaît. Après de pathétiques tentatives pour la rassurer, des réponses questions, cette manière de retourner la situation en faisant croire à sa femme qu’elle est parano et qu’elle ferait mieux de se calmer, « le vin ne te réussit pas », bien sûr, technique manipulatrice visant les personnes qui doutent de tout, constamment, et surtout d’elles-mêmes, le plan parfait pour endormir la vigilance de la femme aux ambitions d’écrivain qu’on nous dépeint là, pour éviter de se regarder en face, « oui, je devrais mettre une distance avec cette collègue parce qu’elle me plaît, oui elle a raison d’avoir peur, je vais agir en personne de confiance, en mari qui a demandé en mariage sa femme parce qu’il l’aime, et je vais tout cesser avant que quoi que ce soit ne commence, parce que je ne veux pas tromper ma femme, parce que je ne veux pas lui faire de mal ». Non, tout ça ne lui traverse pas l’esprit. Tant qu’à faire, le lendemain il part en voyage pour son boulot avec sa chère collègue, on ne voit pas du tout la chose arriver à des kilomètres. Alors là, on se dit : soit c’est le coup du mec qui pense qu’avec sa queue, aucune surprise, il va se la faire, plusieurs fois. Ou alors il va avoir trop de remords et s’arrêter au baiser. Mais on sait à peu près de quoi il va en retourner, quand on observe bien la plastique d’Eva Mendes. Conclusion : les mecs pensent qu’avec leur organe génital, c’est un fait, c’est physique, c’est comme ça. Mais on va laisser le temps au film de nous montrer ce qu’il a à nous dire. La femme de son côté rencontre à cet instant un ancien petit-ami, séduisant, charmant, avenant, bref, ça lui fait du baume au cœur et ça égaye sa journée qui ne promettait pas d’être bien palpitante. Quand il a proposé de se voir au soir, à ce stade là du film, je comprenais qu’elle accepte. Je l’aurais fait à sa place. Pourquoi ? Parce que je n’aurais pas voulu rester seule le soir. Parce que ça ferait les pieds à monsieur qui joue avec la tentation d’une relation extraconjugale avec sa collègue. Oui, par simple esprit revanchard, et aussi parce que ça fait du bien de se sentir désirée, de flirter juste un peu. Mais surtout pour voir comment réagit monsieur. Oui, j’suis comme ça, j’aime attiser un peu de jalousie, sans pour autant me la jouer allumeuse. « Allo, chéri, tu passes du bon temps avec ta collègue ? Ben moi je m’ennuie pas non plus, j’ai trouvé par hasard un ancien ami, je sais pas si tu te souviens, Guillaume (oui celui qui est carrément craquant, canon, et à côté de qui t’as l’air d’un thon) ! Je l’ai pas vu depuis deux ans, et il repart demain très loin, donc faut en profiter ! Allez, bonne soirée hein, j’ai pas le temps là » Et bam, dans les dents. Mais ça se passe pas comme ça. Non, madame ne sait pas départager ses sentiments, savoir où se trouve le béguin et où se trouve l’engagement sentimental. Elle se laisse aussi tenter. Alors voilà, chacun va se laisser tenter de son côté : jusqu’où iront-ils ? Vont-ils se tromper mutuellement, et donc tout va bien puisque tout le monde trompe tout le monde ? C’est elle qui va le tromper, et lui se retenir ? Ou l’inverse ? Qui apparaîtra comme le ou la dernière des enfoiré(e)s ? Ca sera quoi, la fameuse morale de l’histoire ? Chacun de son côté évoque la tromperie, non ils ont jamais trompé, oui ils s’aiment. Voilà qui est fort bien. Ils vont s’alcooliser aussi, comme si bien sûr ça allait les aider à voir clair et à pas faire n’importe quoi… Tu parles. Alcool + tentation, en général, ça désinhibe, donc tout ce que la morale et la droiture nous interdit de faire, on a plus de chance de le faire quand on est bourré. Je vous apprends rien les loulous, fallait peut-être se dire « non, je bois pas ce soir, en plus demain ya une réunion importante pour laquelle je suis venu jusque là / en plus je suis pas trop à l’aise et Guillaume est trop craquant » « non, je ne passe pas de temps avec cette personne dans un état alcoolisé, je rentre chez moi et je bouge plus » Mais non, faut bien flirter avec le diable, parce qu’on a la quéquette qui démange, parce qu’on doute et que se savoir désirée ça fait du bien donc ça donne envie et parce qu’on a encore un béguin. L’étape du baiser est passé dans chaque couple, mais ça ne va pas encore plus loin. Du côté de madame, arrivée à la chambre d’hôtel de son ancien petit ami, elle le stoppe et lui dit que si elle va plus loin, elle ne pourrait plus regarder monsieur en face. C’est exactement ce que je me dirais, en fait. Même si la tentation en question était Guillaume en personne. Je pourrais tout simplement pas. Là je me dis bien joué ma vieille, c’est bien, allonge toi à côté de lui et laisse toi un peu câliner, c’est pas très grave, tu as passé le test avec succès. Mais du côté de monsieur : quelle surprise ! Après un plongeon dans un endroit à connotation sexuelle tel qu’une piscine, il la suit jusqu’à sa chambre et finit par la plaquer contre le mur, parce que merde, il a envie de baiser, et elle est bonne. Non, il n’a pas d’arrêt sur image, pas le visage de sa femme qui vient lui ôter toute envie de continuer, à aucun moment il y pense, à aucun moment il se dit « bon, et demain en la revoyant, je fais comment ? Et face à un miroir, j’vais faire comment ? ». Non, c’est mécanique, c’est physique, il a envie de la prendre, il la prend. Et voilà. Le lendemain Guillaume repart en ayant respecté les volontés de son ancienne petite amie, parce qu’il aurait très bien pu faire du forcing, elle aurait pas résisté bien longtemps. Et monsieur, rongé par les remords, observe le petit papier d’amour de sa femme glissé dans son costume, se souvient qu’elle existe, se souvient qu’il a fait une connerie. Qu’est-ce qu’il fait ? Il fuit la grognasse qu’il s’est tapé la veille, au moins deux fois selon les infos donnés par cette dernière, et il retourne chez lui, parce qu’il se rend compte qu’il aime sa femme, et que surtout, ses couilles sont bien vides. Il la regarde, la serre dans ses bras, et lui dit « je t’aime », sans que ça ne le dérange. Enfin, il le fait, il en est capable, alors que quelques heures plus tôt, il se tapait une autre nana !


 


Alors voilà la morale de l’histoire : les mecs pensent avec leur verge, et les femmes avec leur cœur. Encore un beau foutu cliché. Encore quelque chose qui alimente la névrose. Les femmes peuvent pas mentir ou tromper, les hommes oui, et sans vergogne s’il vous plaît ! Le pire dans tout ça, c’est cette pauvre femme mariée qui naïvement a assuré à son ancien amant « il fera rien », elle a confiance, elle fait confiance à son mari, aveuglément, et elle est allègrement prise pour une conne. Ca se trouve, s’il ment bien, jusqu’à la fin de sa vie. Alors qu’elle aurait pu profiter de ce cher Guillaume. Se faire plaisir. Au lieu de se retenir et de s’entraver pour un mec qui la prend pour une conne.


 


Ce serait encore plus naïf de croire que, quand on est en couple, on ne peut avoir d’attirance que pour la personne avec qui on est. On peut trouver une autre personne attirante, même très attirante. C’est normal. Mais dans ce cas, on sait ce qu’il faut faire. S’en éloigner le plus possible, éviter de se bourrer la gueule en présence de la tentation en question, et se divertir autrement. Sinon, autant coucher avec la première personne qui nous plaît. Ou autant pas se marier. Parce que ça, chacun est censé le savoir. Oui, on sera invariablement attiré par quelqu’un d’autre à un moment donné, mais on peut aussi se dire à ce moment là que céder à la tentation vaut pas le coup, par rapport à l’histoire qu’on vit, à la confiance établie. Je trouve le film plutôt juste et proche de la réalité. Mais ça fait vraiment chier.


Happy birthday

le 27/09/2010 à 23h04

Aujourd'hui, ça fait trois ans que j'ai mon piano et mon permis. Pourtant je ne suis pas d'humeur à fêter quoi que ce soit, j'arrive pas à me réjouir (pauvre petite). J'ai juste une énorme boule au ventre, je me sens horriblement mal. J'ai envie de tout foutre en l'air et de me casser.

Faisons un rêve.

le 27/09/2010 à 00h36

Pourquoi dépoussiérer? Bonne question. Je ne dirais pas que c'est un besoin. Je ne sais même pas si j'en ai vraiment envie. Mais j'écris, parce que je réagis par rapport à tous ces vieux articles, qui me ramènent à celle que j'étais avant. Ai-je changé? Suis-je vraiment différente de ce temps là? Plus sereine, plus heureuse, plus épanouie? Je ne sais pas, et je ne pense pas que ce soit l'heure du compte-rendu. Je ne veux pas non plus me dire que j'ai évolué, que je suis complètement différente, que je suis devenue une meilleure personne. Ce serait un mensonge. Mentir aux autres, disons que je ne pense pas que qui que ce soit me lise ici. Me mentir à moi-même, et je trouve ça grave. Mais j'ai beau dire, il faut toujours qu'on embellisse les choses. Je ne veux pas de ça, je veux la vérité. Et la vérité, c'est que je ne pense pas avoir fait un pas en avant, ni en arrière. Je suis restée statique, depuis le dernier billet. Quoi de neuf? Question récurente lorsqu'on retrouve une vieille connaissance, ou bien que l'on ne sait pas quoi se dire. Ca m'énerve, et pourtant, je réponds le plus naturellement du monde à ce genre de questions, sans exprimer le fond de ma pensée. Parce que je ne veux pas passer pour l'asociale de service, ou la casse-burne de compétition. Je ne dis pas merde quand j'en ai envie. Je me contrôle pour que les gens ne soient pas "dérangés", voilà la vérité. Et je me contrôle parce que les autres reflètent mon image, et j'accorde bien trop d'importance à ce qu'ils pensent. Je le sais et pourtant je continue à prendre pour argent comptant ce que quelqu'un de rencontré depuis quelques minutes ou quelques heures dit de moi. La confiance en soi qui se trouve en dessous de zéro, je sais que ce n'est pas sain, que si je veux m'affirmer et être en accord avec moi-même je dois la relever un minimum. Elle a eu des hauts et des plus bas que ça, mais soyons honnête : c'est quasi la même qu'il y a trois ans. Je n'ai pas l'impression de me sentir mieux qu'à l'époque. Toujours un décalage par rapport aux autres, Je ne me sens jamais vraiment à l'aise, quelle que soit la personne avec qui je suis. C'est triste mais c'est comme ça. Pourtant je continue la comédie, parce que bon, au final, j'ai pas envie de me retrouver seule. Oui, toute cette mascarade est complètement intéressée, comme chacun de nos actes. Enfin, ne faites pas les étonnés. Tout le monde joue le jeu. Ya pas de "je suis quelqu'un d'entier", "je suis très honnête", "je suis franc", "je dis ce que je pense". C'est une illusion.


Ce qui est vrai, ce qui ne ment pas, ce qui existera toujours, c'est la musique. Alors je m'accroche à cette seule vérité.

On récolte ce que l'on sème.

le 13/11/2007 à 22h35
Les étoiles ont filé
Je fais le voeu qu'on serait
Heureux puisqu'on ne l'est
Pas en vérité.

L'espace d'une seconde
Nos rêves se confondent

Je rêve donc je suis.

Le coeur nous manque et
Nous pèse à en crever.

Alors j'attends que tombe la nuit
Dans le noir le désespoir est permis
Je te suis fidèle à l'infini,
Ca me suffit.

And I... and I love you...
Je sais bien ce que tu en dis...
You don't love me...

...


On oublie les adresses
Comme les gens qui nous blessent
On oublie sans cesse.

Les jours d'anniversaire
Et les clefs, les repères,
On les perd.

On oubliera les chaînes
De nos vies qui se traînent
On oublie quand même.

J'oublierai ce mois d'août
Ou j'ai dû faire la route
Sans toi, sans doute.

J'oublierai ma défaite
Et le rêve qui s'arrête,
J'oublierai peut-être.

Mais j'y pense encore quelques fois
Et ça ne s'explique pas.

Tes yeux, ta voix,
Tes mains sur moi,
Toujours,
Ca reste là.
Le jour et l'heure,
Ta peau, l'odeur,
L'amour c'est là,
Ne l'oublie pas.
C'est fort
Encore,
C'est mort,
D'accord,
Mais ça ne s'oublie pas
Ca, je n'oublie pas...

(Album Totem de Zazie)
Duas lágrimas de orvalho caíram nas minhas mãos...

Pobre de mim, pouco valho...

Mata o passado e sorri...


(Mariza - Duas Lagrimas de Orvalho)




Une
ombre. Juste une crise de tétanie, comme s'il y avait des chaînes accrochées à mes pieds et mes mains, une odeur entêtante de pomme dans l'air.


Ce n'est qu'une Princesse qui n'en est pas une, qui se trouve là où elle ne devrait pas être, avec qui elle ne devrait pas être, en faisant ce qu'elle ne devrait pas faire.


D'une saison à l'autre, les sentiments et les discours ne sont plus les mêmes.


Un soir d'hiver au café, une nuit à l'aube du printemps, une soirée à l'aube de l'été, sur une plage déserte ou presque.


En vérité, ce n'est qu'une partie de jeu de cartes, qui volent, tombent, se perdent, se font piétiner...


Les souvenirs sont intacts, tout comme le ressentiment, tout comme l'amertume, tout comme le regret...


... tout comme les sentiments.


Je veux faire pour toi ce que tu fais pour les autres.


C'était vrai, ça l'est encore aujourd'hui...


Quand bien même tu me trahirais, je ne laisserais pas tomber, cette fois-ci.


Just a matter of time...
C'est long pourtant. Je suis à la recherche de la confiance oubliée, j'ai du mal à la retrouver... Parce que je suis parano par nature? Ou à cause des évènements? ... Ou à cause des deux?
Difficile de s'y faire.


"La vie ne se passe pas comme on veut... Bien qu'on pleure, qu'on crie, bien qu'on s'agrippe..."

(Nana 16)

A dream... came true...

le 22/09/2007 à 00h52
J'y croyais pas. Je n'y crois toujours pas, à vrai dire. Ce ne sera que quand je pourrais jouer nuit et jour dessus que je me rendrais compte. Ca m'a tellement manqué, le piano, je ne pouvais pas me contenter d'un synthétiseur. Ca me faisait un gros vide. Toujours d'ailleurs. Il m'arrive d'être là, d'avoir un élan, de vouloir en jouer, ici, maintenant, mais le piano n'est pas là. Il n'est plus là, et il n'est pas encore là.


Un Steinbach, du merisier, plus haut, un son plus large, plus vibrant, plus cristallin et cuivré, un toucher très agréable, ni trop dur, ni trop doux, un vécu qui se sent, qui s'entend. Il vit. Il a une âme.


Et cette fois-ci, ce n'est pas un rêve.


Ce sera bientôt une réalité.


Je tiens plus.


J'ai besoin de jouer dessus.

"La réalité nous a appris que même si tu te fais une raison, ce qui est détestable restera toujours détestable."


 


(Benjamin - Orange)


 


Et oui, toujours aussi positive XD N'empêche que ce n'est pas faux.


 


Est-ce qu'on finira par en rire, dans quelques mois?


 


Mais au fait, qui c'est, "on"?


 


...


 


Pronom indéfini, comme on (encore) me l'a toujours appris.


 


...


 


Então, personnes concernées indéfinies. Qui vivra verra, comme on (décidément) dit.


 


...


 


Quand le silence se brisera, s'il se brise, je saurais.


 


...


 


Et s'il ne se brisait pas?


 


...


 


Je préfère ne pas y penser, ou plutôt croire que, comme ça, au hasard d'une rue, par chance, au détour d'un café, je le croiserais.


 


Et là, je dirais quelque chose comme "Tiens, ça fait longtemps! Comment ça va?", ce genre de banalités que l'on (toujours) dit par habitude, quand il n'y a rien d'autre à dire, quand on ne sait pas quoi dire, alors ça n'a pas de valeur, ça perd de sa valeur, comme tout ce qui est dit ou fait trop souvent, comme ce qui est dit ou fait parce qu'on n'a pas le choix, parce qu'on ne sait pas.


 


Et peut-être qu'il y aurait là un sourire en retour, un sourire qui veut tout dire, un sourire qui parle mieux que des mots. Et des regards qui laissent entrevoir l'infini que les mots ne peuvent pas faire entrevoir, des regards qui communiquent sans avoir besoin de parler...


 


Et peut-être qu'il n'y aura là qu'un vide, vide qui serait miroir de mon âme, miroir d'yeux assombris par une silhouette, un fantôme, une ombre que j'ai gardée avec moi. Son ombre.


 


Peut-être faut-il plus de temps. Des années, m'a-t-on dit. Mais déjà quelques mois se sont écoulés, malgré ça la saudade est toujours présente. Ce mélange d'espoir et de désespoir, cette attente sans but, ce silence bruyant, ces larmes sèches.


 


Adeus.

"The End Is Near"

le 01/09/2007 à 23h57

C'est ce que j'ai pu lire sur le tee-shirt d'un Espagnol à Vigo, mais heureusement pas la seule chose dont je me souviens de cette fameuse soirée en Espagne.


 


Oui, la fin est proche, 8 jours de travail encore, ça devient bon!!!


 


Par contre, je flippe un peu beaucoup pour quand je vais rentrer en France... Parce que la pré-rentrée à Lille III c'est le 21 septembre, soit le lendemain de mon retour! Et les cours commencent le 24 XD Je vais devoir préparer tout ça en un week-end, ça serait faisable si ça n'était que ça, mais... Je vais devoir passer le permis entre le 25 et le 27, alors il faut que je reprenne l'habitude de conduire en un week-end après 3 mois sans avoir touché à un volant... XD Je sais pas pourquoi mais je le sens pas... Bon aller cuve en inox à moitié pleine toussa... *Pas du tout convaincue XD*


 


Bon bref revenons à des choses plus "légères". L'Espagne ça roxxe. Enfin surtout Vigo. Enfin surtout la nuit. Le paradis des cafés avec multiples ambiances, j'ai aussi découvert la vodka negra, ça déchire tout. En plus on a la langue toute noire après LOL Bon. Et au moins là c'est pas des radins, un verre c'est vraiment un verre, bien rempli. Et puis on raque moins quand même. Et puis on a le droit d'être bourré dans la rue, après avoir fait une dizaine de cafés et deux fois plus de verres, en revenant vers l'appartement des amis on s'amuse comme des fous sur des jeux pour enfants, des balançoires, comme des macaques, on crie, on saute, on court, on tombe, on chante, on danse, et une fois arrivés dans l'appart au 5ème étage par je ne sais plus quel moyen, on réveille en fanfare le pauvre colocataire qui se retrouve littéralement écrabouillé dans son lit par des corps empilés les uns sur les autres... Je fais pas la fête souvent, mais au moins, c'est vraiment la fête au sens propre... enfin, plus ou moins propre XD Heureusement que j'ai dans la tête un minimum de lucidité qui m'empêche de faire des grosses conneries quand je suis complètement bourrée... Ouf XD


 


Le Portugal, ça roxxe aussi. Avec le concert de Mariza, le RedBull AirRace qui permet d'avoir un samedi matin et après-midi libérés pour pouvoir se remettre de la ête et voir Vigo autrement que by night, c'est à dire sur la plage, et puis aussi avec les vacances qui arrivent à grands pas. J'ai intérêt à en profiter, parce que j'ai aussi des livres sur la psycho à lire pour la rentrée, sauf que je viens juste de voir la liste, et qu'au Portugal ben pas facile facile de trouver des livres français, donc ceux-là, dont j'ai jamais entendu parler... Bref XD Ça promet.


 


Mes ramens au boeuf sont bientôt prêts, la suite au prochaine épisode donc!


 


Bom appetite XD

"A Gente de Minha Terra..."

le 27/08/2007 à 00h02

Coucou tout le monde XD


 


C'est l'heure de faire un petit (gros) MYLIFE!


 


Oui, je sais, vous attendiez ça avec impatience! (Ou pas.)


 


Alors quoi de neuf à Porto?


 


Demain soir, concert de fado avec la chanteuse Mariza, cadeau de ma soeur pour mon anniversaire. Bon en retard, très en retard même, mais bon, ça valait le coup d'attendre XD


 


Vendredi et samedi, RedBull AirRace juste en face de la cave, sous le pont Eiffel et sur 1 km du fleuve du Douro. Ça va être sympathique pour faire les visites, le brouhaha des quelques 600 000 personnes attendues, ajouté au bruit des avions, et à ma voix cassée à cause de la maladie ("Keuf keuf keuf... Excusez-moi, je suis un peu prise de la... Keuf keuf keuf... gorge...") Mais bon, cuve en inox à moitié pleine plutôt qu'à moitié vide, toussa... XD Alors si vous regardez l'évènement à la télé, si vous voyez marqué "Vasconcellos" sur un bâtiment blanc avec deux grandes portes, c'est là où je suis XD


 


Dans deux semaines, à cette heure-ci, je serais... EN VACANCES!!!!! Ça va faire du bien de faire la touriste! Bande d'enfoirés de touristes, vous m'avez bien narguée hein??? Et bien lorsque vous reprendrez le boulot je serais en vacances gnéhéhé...


 


Les touristes, c'est le mal.


 


Surtout quand c'est la petite famille joyeuse avec le grand frère kéké qui est avec sa copine et qui se croivent seuls et indécollables avec ses petits frères et petites soeur bruyants et chiants qui crient, qui pleurent, qui puent, qui font chNier quoi. Et ça, c'est juste chaud.


 


Non le pire c'est la famille bourge. Tous blonds aux yeux bleus, bien propres sur eux, chemises sans une seule trace de repassage, chaussures immaculées, brushing parfait, bref, famille parfaite. Les fils qui ont de 16 à 26 ans (voyageant encore avec papa et maman) , une petite soeur épargnée de la connerie qui doit avoir environ 13 ans. Ma plus longue visite, presque une heure, parce qu'ils ont pas arrêté de poser des questions du genre "Oh oh mais je le savais déjà en fait!" Alors pourquoi tu poses la question connard? "Oh oh j'ai fait de l'oenologie, je ne sais pas si vous connaissez la cave de Bacchus, à Paris... J'y ai travaillé... Hmmm oui, c'est cela..." Trop contente, mais Rien A Foutre. "Et là, c'est le moment idéal pour goûter, puisque nos pupilles sont toutes émoustillées... Ahahahah nos papilles gustatives, excusez-moi c'est le porto..." Bizarre t'as même pas encore goûté... (le père) "J'ai bien l'impression que ce porto et un tout petit peu bouchonné... Bertrand vient sentir..." Je te foutrais bien le bouchon sur la tronche...


 


Bon ma soeur a eu pire, mais ce jour là il fallait pas me faire chNier, mais vraiment pas, alors ils sont arrivés au mauvais endroit au mauvais moment comme qui dirait...


 


Mais c'est bientôt finiiiiii! Youpi! XD Ma dernière visite ça va être folklo...


 


Alors sinon mon portugais, ça avance, ouais. Je commence enfin à comprendre ce que les gens disent... Et parfois il vaudrait mieux que je ne comprenne pas... Parfois ça sert à rien en fait XD Surtout pour les telenovelas. À part Doce Fugitiva (et encore XD), ya pas grand chose d'intéressant, "Morangos com Azucar Em Veraõ", des gens à peine sortis du lycée, ça y est le mec demande la fille en mariage et elle accepte... A peine 18 ans et ça se met en ménage, sans situation financière, ben oui puisque maman et papa qui sont super riches sont là pour tout, mais même avec ça et bien ça se passe pas bien la vie de couple! Et des larmes, encore des larmes, toujours des larmes "Snif snif c'est plus pareil j'ai l'impression qu'il ne m'aime pluuuus" et puis les collégiens qui veulent faire comme les grands, et puis les filles qui sont des mdf face aux corps huilés et bodybuildés des mecs sur la plage qui font du surf tout le temps, parce que bien sûr il fait toujours chaud dans cette série... Les acteurs qui ont le charisme d'un pain moisi et un talent d'acteur tellement grand qu'on rirait presque quand un personnage pleurer ou quand yen a un qui meurt (Bon j'avoue moi j'ai rigolé mais ya de quoi, même les Feux de l'Amour à côté c'est plus intéressant et réaliste) Bref XD


 


Finalement, retournons aux séries américaines comme Dr House ou Desperate Housewives en VO sous-titré portugais, tant pis si c'est trop commercial, au moins ça donne l'impression d'un certain réalisme dans les sentiments exprimés. Sauf que ça passe à minuit.


 


Putain de mal de crâne et texte qui s'allonge, je ferais bien de m'arrêter. Chapeau aux lecteurs qui sont arrivés jusque là.


 


Boa noite.

Ta bem...

le 22/07/2007 à 01h17

Mon premier mois à Porto.

 

Que dire?

 

Je ne sais pas.

 

Talvez por não saber falar de cor, imaginei.
Talvez por saber o que não será melhor, aproximei.
Meu corpo é o teu corpo, o desejo entregue a nós.
Sei lá eu o que queres dizer.
Despedir-me de ti,
"Adeus, um dia, voltarei a ser feliz."

Eu já não sei se sei o que é sentir o teu amor, não sei o que é sentir.
Se por falar, falei, pensei que se falasse era fácil de entender...

Talvez por não saber falar de cor, imaginei.
Triste é o virar de costas, o último adeus, sabe Deus o que quero dizer.
Obrigado por saberes cuidar de mim, tratar de mim, olhar p'ra mim.
Escutar quem sou.
E se ao menos tudo fosse igual a ti...

Eu já não sei se sei o que é sentir o teu amor, não sei o que é sentir.
Se por falar, falei, pensei que se falasse era fácil de entender...

Eu já não sei se sei o que é sentir o teu amor, não sei o que é sentir.
Se por falar, falei, pensei que se falasse era fácil de entender...

É o amor... que chega ao fim.
Um final assim, assim é mais fácil de entender.

Eu já não sei se sei o que é sentir o teu amor, não sei o que é sentir.
Se por falar, falei, pensei que se falasse é mais fácil de
entender...

Eu já não sei se sei o que é sentir o teu amor, não sei o que é sentir.
Se por falar, falei, pensei que se falasse era fácil de entender...